La situation économique et sociale d’aujourd’huiLe capitalisme, le libéralisme économique et la pensée unique imprègnent les politiques menées par la droite et la gauche traditionnelle depuis plus de 20 ans.
Obéissants aux directives européennes qui découlent des Traités de Maastricht et d’Amsterdam, les gouvernements successifs ont réduit les budgets publics, privatisé une série d’entreprises publiques, contenu les salaires, flexibilisé et précarisé les conditions de travail de millions de salariés, notamment au travers de la RTT.
Fort du soutien ou de la passivité des principaux partis politiques, le patronat français, par l’intermédiaire du MEDEF, a décidé de lancer une grande offensive contre tous les droits et acquis des salariés et de la population de notre pays.
Pour eux le travail n’a aucune dimension humaine, il n’est qu’un coût à réduire !
Cette attaque sans précédent contre les travailleurs, le MEDEF l’a baptisé « refondation sociale » qui est de fait une « régression sociale » vise :
à remplacer le système de retraite par répartition actuel par un système de retraite par capitalisation appelé fonds de pension aux USA et rebaptisé épargne salariale en France.
à ouvrir à la concurrence toute la protection sociale et le système de santé.
à diminuer la participation patronale aux ASSEDIC par la mise en place du PARE ( Plan d’Aide au Retour à l’Emploi) véritable arme de guerre contre les chômeurs (alors que l’ excédent de l’assurance chômage sera de 100 milliards de F !!)
à casser les Conventions Collectives et les statuts.
à généraliser la précarité notamment en remettant en cause les Contrats à Durée Indéterminée par l’introduction de Contrats à Durée Déterminée de 2 à 5ans. ( Contrats de chantier inspirés par les emplois-jeunes !!)
Dans le même temps, au nom des impératifs de rentabilité et des critères de convergence imposés par l’Europe , le patronat redouble dans sa politique de restructuration, de délocalisations et de suppression d’emplois. Les plans de licenciements déferlent : Alcatel, AOM-Air Liberté, Philips, Lucent, Bata, Brandt, Valéo, Moulinex, Solection, sans compter Danone et Mark and Spencer ou plus près de nous Highwave à Lannion où 1000 emplois ont disparus en 2001 principalement dans le secteur des Télécommunications.
Loin de s’y opposer fermement, le gouvernement de la « gauche » plurielle a accompagné les décisions patronales. La loi de « modernisation sociale » n’a pas réglé le problème de fond des licenciements économiques et tout particulièrement dans les entreprises qui dégagent d’énormes profits et utilisent des milliards de fonds publics.
Force est de constater que depuis 1997, les choix fondamentaux effectués par le gouvernement de la « gauche » plurielle répondent aux critères d’austérité et de déréglementation libérale imposés par l’Europe de Maastricht et aux règles de la mondialisation ( OMC, Banque mondiale et FMI..)
Le gouvernement Jospin a privatisé plus que celui de Balladur et Juppé réunis !! Et cela malgré les promesses sur France Telecom ou Air France . En 10 ans, la part des salaires dans le Produit Intérieur Brut est passée de 60% à 56% et celle des profits de 25% à 31% !!
Cette politique néfaste qui entraîne une dégradation des conditions de travail de millions de gens, les capitalistes ont l’intention non seulement de la poursuivre mais même de l’amplifier et de l’accélérer et ce quelque soit le résultat des élections.
Ils mènent une véritable « lutte de classe » contre les travailleurs et la population pour engranger des profits toujours plus importants.
La divergence politique porte simplement sur la méthode et sur qui sera le mieux à même d’étouffer les luttes sociales voir à les réprimer ( infirmières, douanes, instituteurs en Loire Atlantique…)
Pour résister aux nouvelles offensives du patronat appuyées par la droite ultra-libérale pas question de compter sur la politique de la « gauche » plurielle qui s’est alignée sur les intérêts de la classe dominante.
Il faut maintenant une autre politique, une politique qui s’appuie sur la mobilisation sociale et s’attaque aux profits capitalistes pour donner la priorité aux revendications du monde du travail, une politique clairement alternative à celle de la « gauche » plurielle et indépendante dans toutes ses composantes.
POUR CELA IL FAUT CONSTRUIRE
UNE MOBILISATION D’ ENSEMBLE
DE TOUS LES SALARIES, DE TOUS LES PRECAIRES,
DE TOUS LES CHOMEURS.
C’est le sens que nous donnons à une candidature 100% A GAUCHE dans la circonscription de Guingamp.
Candidature anti-capitaliste autour d’une Plate-forme politique dont les grandes lignes sont tracées mais qui reste à enrichir et à affiner par la discussion avec tous ceux qui le souhaitent.
Candidature 100% A GAUCHE
qui s’oppose à la droite et à l’extrême droite mais aussi à la politique qu’a menée la « gauche » plurielle au gouvernement, mais défend surtout, en propositions positives et concrètes, une nouvelle politique qui rejette les inégalités, le chômage, la précarité, la misère et propose une transformation radicale de la société.
Cela signifie des mesures d’urgence d’abord sur les questions sociales, l’emploi et la dictature du profit et ensuite sur les questions qui touchent tous les secteurs de la société, la jeunesse, l’écologie, la démocratie….
mais aussi celles qui font l’objet d’un consensus de longue date entre la droite et la gauche : l’armement nucléaire de la France, sa politique de domination sur les peuples et notamment en Afrique, le pouvoir de ses multinationales comme Total-Fina-Elf..
Candidature 100% A GAUCHE
qui combat à la fois la mondialisation capitaliste et la politique libérale de droite comme de « gauche » au service des classes dominantes.
Notre programme, c’est d’en finir avec un système qui ne peut fonctionner qu’en subordonnant la société à la recherche du profit maximum au service d’une minorité de privilégiés ( 247 000 foyers assujettis à l’impôt sur la fortune, 5% de la population détient plus de 33% du patrimoine, les 100 foyers les plus imposés déclarent un patrimoine de 867 millions de F chacun en moyenne, Madame Bettencourt détient un portefeuille d’action de 112 milliards de F !!!).
Nous voulons une transformation radicale de la société : mettre au centre les besoins sociaux et les intérêts de la majorité de la population ( victimes de l’exploitation, de l’oppression, du racisme, du sexisme, de la pollution ….).
Dans ce sens, notre candidature 100% A GAUCHE
est anti-capitaliste, féministe et écologiste.
Nous visons à représenter en même temps, les aspirations de millions de gens contre la mondialisation capitaliste et les revendications des jeunes, des salariés, des précaires et chômeurs, des immigrés …. dans leur vie quotidienne.
Il y a là un seul et même combat
contre l’exploitation et toutes les oppressions !!
Notre candidature doit servir à préparer les luttes à venir.
Elle défend un plan de mesures anti-capitalistes
contre le chômage et les inégalités.
Elle part d’un principe :
la politique doit servir à assurer les besoins sociaux du plus grand nombre
et pas une minorité de privilégiés,
pas les intérêts des grands groupes patronaux.
En novembre-décembre 1995, des millions de salariés se sont retrouvés au coude à coude pour exprimer leur rejet du plan Juppé et pour contrer l’offensive libérale menée par la droite contre les acquis ouvriers.
Ce mouvement puissant a déstabilisé le patronat et conduit Chirac à dissoudre l’Assemblée Nationale.
Portée au gouvernement en 1997 grâce à ce mouvement, la « gauche » plurielle s’est empressée de poursuivre la politique de Juppé notamment en matière de sécurité sociale et de santé et ceci malgré une forte croissance.
Elle a privatisé près d’un millier d’entreprises du secteur public ou semi-public dont France Telecom, Air France, Thomson ……
Dans les échéances électorales de 2002 il était donc proposé aux salariés de notre pays un choix entre la « modernisation libérale » de la droite et le « social-libéralisme » de la « gauche » !!
Si nous ne mettons pas sur le même plan droite et gauche—parce que les forces qui soutiennent chaque camp ne sont pas de même nature-, force est de constater, comme l’ont fait des millions d’électeurs, qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre la politique d’une droite et d’une gauche, qui toutes deux s’inscrivent dans le cadre de la politique libérale européenne des traités de Maastricht/Amsterdam et de la mondialisation capitaliste.
La Plate-forme politique que nous proposons est un programme de défense des droits sociaux et politiques des travailleurs de notre pays et au delà.